Ces titres ont vu leur valeur s’effondrer depuis février, en raison de la crise généralisée des marchés du crédit. Plusieurs dizaines de milliers de clients, privés et institutionnels, se sont retrouvés dans l’impossibilité de récupérer leur mise.
C’est un marché de 330 milliards de dollars — dont 200 milliards pourraient être bloqués à la suite de l’explosion des pénalités des émetteurs. Ce sont donc des milliards de dollars que les grands établissements financiers comme Merrill Lynch — encore lui —, UBS et Citigroup sont obligés de rembourser à leurs clients afin d’éviter le scandale et le risque de procès. Là encore, ils vont devoir provisionner de nouveaux milliards pour faire face à ces sorties de capitaux inopinées. Et, depuis la semaine dernière, le mouvement s’accélère, obligeant Citigroup à reverser 20 milliards de dollars à ses clients, Merrill Lynch 12 milliards...
Le système financier n’en a donc pas terminé avec la crise ; la faillite de BluePoint Re, filiale de réassurance obligataire de Wachovia devrait encore peser sur le secteur.